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10 juillet 2012

Hadopi : les internautes connaissent mal la riposte graduée

Peer-to-Peer -

Le groupement M@rsouin, spécialisé dans l'étude des usages sur Internet, a conduit une enquête sur la vision qu'ont les Français de l'Hadopi. Il ressort que les internautes ont une connaissance finalement assez médiocre de l'institution, de la riposte graduée et de ses capacités à surveiller le piratage.

Acronyme de Haute Autorité pour la diffusion des
œuvres et la protection des droits sur Internet, l'Hadopi demeure une institution mal connue en France. C'est ce qui ressort d'une étude menée le groupement M@rsouin de l'université de Rennes, qui s'attache à analyser et mesurer les usages d'Internet. Cette ignorance concerne aussi bien la riposte graduée que les pratiques surveillées par l'Hadopi.

"Alors que 58 % des internautes français déclarent connaître le dispositif de l'Hadopi, seulement 7 % en ont effectivement une connaissance parfaite (c'est-à-dire qu'ils savent que seuls les échanges de pair à pair peuvent être détectés et que la sanction intervient au troisième avertissement", écrivent les auteurs de l'étude, qui remarquent cependant une meilleure maîtrise du sujet chez les plus jeunes.

Les capacités de surveillance d'Hadopi surestimées

Les graphiques proposés par M@rsouin sont à ce titre étonnant. Si 75 % des sondés ont déclaré sans se tromper que l'Hadopi surveille le piratage sur les réseaux P2P (BitTorrent, eMule...), 68 % pensent aussi que la Haute Autorité contrôle aussi le téléchargement direct via les plates-formes dédiées. Or, si l'Hadopi mène des réflexions sur le sujet, elle n'en a pas la capacité technique ni le cadre juridique pour le faire.

Les internautes interrogés pensent également que le streaming est surveillé par la Haute Autorité (38 %), tout comme le main à main (12 %). Dans ce dernier cas, on se demande bien comment la société chargée de surveiller les échanges illicites au nom des ayants droit, TMG, pourrait faire pour contrôler les échanges de DVD, CD, disques durs ou clés USB entre proches.

La riposte graduée mal connue

Si les capacités de surveillance de la Haute Autorité sont surestimées, la riposte graduée est quant à elle mal connue des internautes. Un peu moins d'un quart des sondés ne sait pas de quoi il s'agit et seuls 42 % ont compris que la sanction (amende et / ou coupure de l'accès à Internet) n'intervient qu'à la troisième infraction constatée.

Une petite minorité pense que le couperet tombe dès la première infraction constatée (6 %), tandis qu'un quart des sondés croit que la sanction survient lors du deuxième avertissement (il ne s'agit que de la lettre recommandée, la première mise en garde étant un mail). Plus étonnant, 4 % ont évoqué une quatrième sanction constatée. Mais nous ne sommes pas aux USA, où le système va compter six paliers.

La capacité de détection du piratage surévaluée

L'étude conduite par M@rsouin révèle également une surévaluation de la probabilité d'être détecté par les radars de l'Hadopi. "Lors d'un téléchargement illégal de fichier, la probabilité de détection par l'Hadopi perçu par les internautes est évaluée en moyenne à 36 %, ce qui représente une probabilité très supérieure à la proportion des internautes dans notre échantillon ayant reçu un avertissement de l'Hadopi (2,7 %)".

Ce décalage entre l'impression des internautes des capacités de détection et le nombre d'internautes effectivement détectés et ayant reçu un avertissement peut sans doute s'expliquer par une crainte irraisonnée vis-à-vis d'une loi qui paraît ratisser large. Les ayants droit misent d'ailleurs sur cet effet psychologique pour dissuader les internautes de pirater.

Effet psychologique visé

"Il est évident que cet effet psychologique initial d'Hadopi ne va pas durer si les internautes qui téléchargeaient retrouvent un sentiment d'impunité", commentait à l'époque David El Sayegh, le directeur général du SNEP. Effet qui semble aujourd'hui être alimenté par les affirmations de l'Hadopi, annonçant récemment avoir envoyé 1 090 000 de mails au 1er juin 2012, depuis septembre 2010.

En deuxième avertissement, "seules" 99 000 nouvelles recommandations ont été transmises. Sachant que l'Arcep compte 23 millions d'abonnés en haut et très haut débit, cela signifie que l'Hadopi a mis en garde 4 % des abonnés lors de la première phase de la riposte graduée et 0,4 % lors de la seconde. La dernière étape, qui ne concerne que 314 personnes (0,001 % des abonnés), n'a pour l'heure abouti à aucune sanction.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

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05 juillet 2012

La redevance TV étendue aux ordinateurs rejetée par le gouvernement

TV Numérique -

Le ministre délégué au budget, Jérôme Cahuzac, a assuré que le gouvernement n'avait aucunement l'intention d'étendre aux ordinateurs la redevance audiovisuelle. Quelques jours plus tôt, la ministre de la culture, Aurélie Filippetti, assurait y songer pour sécuriser le financement de l'audiovisuel public.

Pas question d'étendre la redevance audiovisuelle aux ordinateurs. Invité de Jean-Michel Apathie ce jeudi matin sur RTL, Jérôme Cahuzac a assuré que le gouvernement n'avait aucun projet de ce type dans les cartons. Cette idée avait été avancée quelques jours auparavant par la ministre de la culture et de la communication, Aurélie Filippetti, pour pérenniser le financement de l'audiovisuel public.

"Le gouvernement, en tout cas le ministre du budget, n’était pas informé. Je pense que je n’étais pas le seul à ne pas l’être. Cela étant dit, chaque ministre, dans la gestion du domaine qui est le sien, a le droit d’avoir des idées et d’émettre des suggestions. Mais cette idée, cette suggestion, n’est pas reprise par le gouvernement", a souligné le ministre du budget au micro de RTL.

Lors de son passage à la radio, Aurélie Filippetti avait expliqué que cette taxe ne concernerait que les foyers ayant un ordinateur à la maison mais pas de téléviseur. La ministre avait également appelé à l'ouverture d'un débat l'an prochain sur le sujet. Évoquée dès 2009, cette taxe pourrait rapporter 50 millions d'euros selon ses promoteurs.

Mais pour le président du Simavelec, interrogé par Le Figaro, ce montant est optimiste. "Il y a quasiment en moyenne deux téléviseurs par foyer. Autrement dit, selon nos estimations, seulement 200 000 foyers ne disposeraient pas actuellement de téléviseur et seraient donc concernés par l'extension de la redevance. De quoi rapporter à l’État une somme comprise entre 20 et 30 millions d'euros".

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

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04 juillet 2012

ACTA rejeté en Europe : les opposants exultent

Société 2.0 -

Laminé par le Parlement européen lors d'un vote historique, l'accord commercial anti-contrefaçon est mort. L'occasion pour les opposants à l'ACTA de se féliciter du résultat et d'adresser de chaleureux remerciements aux Européens qui se sont mobilisés ces derniers mois pour faire capoter le projet de traité international.

L'accord commercial anti-contrefaçon est mort. Définitivement. Le Parlement européen vient de lui donner le coup de grâce au cours d'un vote sans appel : par 478 voix contre 39, les eurodéputés ont dit non à ACTA. Ce succès historique a été rendu possible par la mobilisation de nombreux citoyens à travers toute l'Union européenne, qui n'ont pas ménagé leurs efforts pour convaincre les élus de voter contre le texte.

"Ce vote fera date : il marque un tournant dans le rapport de force inter-institutionnel au profit du Parlement européen. [...]  Aujourd'hui nous n'avons pas seulement voté contre ACTA, nous avons voté pour la démocratie européenne" se félicite l'élue européenne, Françoise Castex, dans un communiqué. "Le Commissaire européen au Commerce, M. De Gucht, doit aujourd'hui assumer sa responsabilité, la responsabilité de son échec, de ses propos et de sa méthode de travail".

Une joie partagée par l'April. "Le vote d'aujourd'hui et le rejet d'ACTA constituent une formidable victoire pour les citoyens du monde entier, ainsi que pour la démocratie et citoyenneté européenne. C'est également un signal fort pour les responsables politiques les encourageant à rompre avec le cycle des politiques répressives et d'entamer une réforme positive du droit d'auteur et des brevets", écrit l'association dans un communiqué.

"Presque 7 ans après le rejet de la directive brevets logiciels, il convient de célébrer une nouvelle victoire pour les citoyens et la démocratie parlementaire. Bravo et merci à tous ceux qui se sont mobilisées. Mais le combat n'est pas fini. ACTA est peut-être morte un 4 juillet, faisons en sorte qu'elle ne ressuscite pas sous une autre forme", souligne Frédéric Couchet, délégué général de l'April.

"Les citoyens de l'Internet et du monde entier ont gagné ! [...] Les membres du Parlement européen ont tué ACTA une fois pour toutes. Ensemble, connectés au travers d'un réseau de communication décentralisé, nous avons mis en échec ce traité dangereux, négocié en secret par un club d'intérêts privés et de fonctionnaires dogmatiques. La bataille contre ACTA a prouvé à quel point la sphère publique en réseau est devenue cruciale pour l'avenir de nos sociétés et de nos démocraties", écrit pour sa part la Quadrature du Net.

"Les institutions européennes doivent reconnaître que l'alliance entre les citoyens, les organisations de la société civile et le Parlement européen est au fondement d'une nouvelle ère démocratique en Europe. Les politiques européennes du droit d'auteur doivent désormais être élaborées avec la participation des citoyens", déclare Philippe Aigrain, co-fondateur de la Quadrature du Net.

"Le Parti Pirate félicite les eurodéputés qui ont su écouter les centaines de milliers de citoyens qui s'étaient élevés contre ce traité, ainsi que tous les collectifs, associations et partis politiques opposés à ce traité inique. [...] Malgré une forte pression de la Commission, sous la poussée des lobbys du droit d'auteur et des brevets pharmaceutiques, le Parlement européen a su se montrer ferme dans la défense des droits et libertés des citoyens, d'Europe comme du reste du monde", déclare le Parti Pirate.

"Le rejet du traité ACTA est une victoire pour la démocratie citoyenne et européenne : Bye, bye ACTA et Welcome Democracy! Après plus de 3 ans de bataille politique et technique, le Parlement européen a répondu présent à l'appel des citoyens en défendant leurs droits et libertés fondamentales. C'est la victoire du lobby citoyen sur celui de quelques lobbies industriels", analyse Sandrine Bélier, eurodéputée EELV.

"La mort d'ACTA est une bonne nouvelle pour la démocratie. C’est d’abord la sanction d’un processus de négociation qui a privilégié la confidentialité et l’opacité à la transparence, la participation citoyenne et l’implication du parlement européen. C’est aussi le signe qu’une société civile européenne existe, qu’elle s’est emparée d’un enjeu majeur de société, qu’elle s’est mobilisée massivement et qu’elle a finalement été entendue par leurs représentants au parlement", ajoute Yannick Jadot, eurodéputé et vice-président de la commission INTA.

"Nous avons assisté à un beau moment de démocratie : le Parlement a utilisé son droit de veto pour rejeter un accord mal ficelé et négocié en dehors des règles élémentaires de transparence. [...] Le vote d'aujourd'hui est une étape à mon sens : Faisons preuve de créativité et d'engagement politique plutôt que poursuivre une surenchère permanente des outils répressifs", se félicite l'eurodéputée Corinne Lepage.

La nouvelle a également été saluée par Patrick Bloche, Président de la Commission des affaires culturelles et de l’éducation à l’Assemblée nationale. cette décision met "un terme à une longue mobilisation qui a tout d’abord visé, sur la forme, à demander vigoureusement la transparence sur les négociations et leur contenu [...] Cette décision constituera sans nul doute une avancée vers plus de transparence et vers des procédures plus démocratiques à l’avenir".

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

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Hadopi : "un nouveau cadre juridique au cours du 1er semestre 2013"

Société 2.0 -

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a indiqué mardi devant les députés que le texte de loi censé concrétiser l'après-Hadopi sera adopté d'ici un an, dans le courant du premier semestre 2013. Il "conciliera la défense des droits des créateurs et un accès aux oeuvres par internet facilité et sécurisé", indique le chef du Gouvernement. Mais celui-ci saura-t-il faire respecter la Charte de déontologie imposée aux ministres, qui exige que les citoyens soient entendus et même consultés par Internet sur les projets qui les concernent au premier chef ?

La loi Hadopi et les menaces de suspensions de l'accès à internet ont encore quelques mois à vivre paisiblement. Comme nous l'avions indiqué au moment de l'élection présidentielle, l'Hadopi vivra encore au moins toute l'année 2012. A l'occasion de son discours de politique générale à l'Assemblée Nationale, ce mardi 3 juillet, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a en effet déterminé le calendrier de l'après-Hadopi :

Il ne peut y avoir de redressement sans projet culturel. Mon gouvernement soutiendra la création et la diffusion sur tout le territoire, en lien avec les collectivités locales, dont je tiens à saluer l’engagement souvent exemplaire. Je proposerai au Parlement, au cours du premier semestre 2013, une loi d’orientation sur la création et le spectacle vivant.  

En septembre 2012 seront présentées les orientations d’un grand plan d’éducation artistique et culturelle.

Une mission sur l’acte II de l’exception culturelle française, qui conciliera la défense des droits des créateurs et un accès aux œuvres par internet facilité et sécurisé, a été lancée. Elle débouchera sur un nouveau cadre juridique au cours du 1er semestre 2013.

La mission de concertation a été confiée au mois de mai dernier par Aurélie Filipetti à Pierre Lescure, ancien président de Canal+ et directeur de théâtre très apprécié du monde culturel, ce qui n'est jamais très bon signe pour les internautes. C'est lui qui, selon ses propres dires, a "essayé de contribuer à la réflexion de François Hollande sur Hadopi afin qu'il n'abroge pas cette loi sitôt élu mais qu'il ouvre un chantier". Depuis, les grands pontes de l'industrie culturelle ne cessent de se répandre dans les médias spécialisés pour demander que les sanctions soient plus sévères que la menace toute virtuelle de la suspension de l'accès à internet. Il faut "foutre un coup sur la gueule" aux pirates récidivistes, a même résumé l'incontournable Pascal Nègre, alors que l'on semble se diriger vers un système d'amendes douces.

Pierre Lescure parlait d'aboutir à des propositions "dans l'idéal sous six-huit mois", ce qui semble coller avec le calendrier retenu par le chef du gouvernement. Reste à voir si Aurélie Fillipetti saura respecter le tout premier geste gouvernemental censé représenter le changement : la charte de déontologie signée par les ministres au premier Conseil des ministres.

En effet, la charte dit que "les membres du gouvernement doivent être à l'écoute des citoyens (...) avec un développement de la consultation du public en utilisant les possibilités offertes par l’internet".

Or pour le moment, comme à la vieille époque, les choses semblent se jouer en coulisses, sans consultation publique. Au point que le ministère de la Culture ne communique pas la lettre de mission adressée à Pierre Lescure. Une opacité qui présage du pire.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

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C'est donc fait. Dans le troisième numéro de sa newsletter (.pdf), envoyée ce lundi, la Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection des Droits sur Internet (Hadopi) indique qu'elle a envoyé 1 090 000 au 1er juin 2012, depuis septembre 2010.

Sachant qu'elle n'a envoyé "que" 99 000 nouvelles recommandations, et que l'Arcep compte 23 millions d'abonnés au haut débit et très haut débit, l'Hadopi a sermonné environ 4 % des abonnés français. Et 0,4 % d'entre eux ont reçu un deuxième avertissement, sous forme de lettre recommandée avec avis de réception. Ce qui est à la fois très peu et beaucoup.

Enfin, 314 dossiers (soit 0,001 % des abonnés...) sont "en cours d'examen de 3ème phase", c'est-à-dire que la Commission de protection des droits (CPD) de l'Hadopi a décidé de les étudier pour demander des explications aux abonnés concernés, et éventuellement transmettre le dossier au tribunal. Le nombre des dossiers concernés par cette dernière mesure n'est pas communiqué.

Par ailleurs, l'Hadopi a dressé une carte des avertissements envoyés en France, qui montre une relative cohérence avec la carte de la densité de population française :

 

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

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29 juin 2012

Les astronautes chinois sont rentrés sur Terre après avoir accompli le premier amarrage spatial manuel du pays

BEIJING, 29 juin (Xinhua)

Les trois astronautes chinois qui ont réalisé le premier amarrage spatial manuel du pays sont rentrés vendredi matin sur Terre sains et saufs.

La capsule de retour du vaisseau spatial Shenzhou-9 a touché le sol comme prévu dans la région autonome de Mongolie intérieure (nord).

Le personnel médical est entré dans la capsule et a rapporté que les astronautes étaient en bonne condition.

Les trois astronautes à l'intérieur de la capsule ont dit qu'ils se sentaient bien.

Jing Haipeng, commandant de l'équipage de Shenzhou-9, a été le premier à sortir de la capsule, suivi par Liu Wang, et Liu Yang, première astronaute chinoise.

Ces trois astronautes se rendront à Beijing après avoir subi des examens de santé dans les hélicoptères d'assistance médicale présents dans la zone d'atterrissage.

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Hadopi : Pascal Nègre veut donner "un coup sur la gueule" aux récalcitrants

Société 2.0 -

À la tête d'Universal France et de la société civile des producteurs phonographiques (SCPP), Pascal Nègre s'est toujours très impliqué dans les débats sur la riposte graduée. Alors que la Haute Autorité est en place depuis deux ans, le producteur est revenu sur son efficacité... et sur ce qu'il faut faire avec les récalcitrants.

La violence est le dernier refuge de l'incompétence, mais peut-être Pascal Nègre n'a-t-il pas lu le Cycle de Fondation d’Isaac Asimov. Car l'actuel patron d'Universal Music France aurait alors fait preuve de mesure au moment de répondre aux questions de Rémi Bouton, journaliste à l'Express. Interrogé sur la riposte graduée et les infractions au droit d'auteur, il a affirmé qu'il faut "foutre un coup sur la gueule aux récalcitrants".

"Il s'est passé ce que l'on avait dit depuis le départ : sur un million d'e-mails envoyés, 95 % des gens arrêtent. les gens ne veulent pas d'emmerdes... et sur ce qui remettent ça, la centaine de milliers de lettres recommandées, il y en a à nouveau 90 %", a-t-il déclaré, dans un extrait sonore repéré par PC Inpact.



Et pour les irréductibles qui n'en démordent pas ? Le ton est plus vindicatif. "À l'arrivée, il reste trois autistes et cinq énervés. Alors les autistes, il faut leur parler ; et les énervés, il faut leur foutre un coup sur la gueule, ça les calme", a-t-il lancé.

( photo : Pascal Nègre - CC BY-SA leafar )

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Aurélie Filippetti souhaite une TVA à 5,5 % pour les ebooks dès 2012

Société 2.0 -

La ministre de la culture a évoqué un retour de la TVA à 5,5 % dès cette année pour les livres électroniques. Elle a également invité les éditeurs à se préparer à répercuter cette baisse sur le prix des ebooks, afin de dynamiser un secteur encore balbutiant.

La semaine dernière, le ministère de la culture a précisé ses intentions sur la fiscalité des livres numériques en annonçant le retour prochain du taux de TVA à 5,5 %. Cette annonce n'avait pas été accompagnée du moindre calendrier, la ministre se contentant d'expliquer que la mise en chanter de cet engagement nécessitait au préalable de prendre en compte les "contraintes techniques et logistiques du secteur".

Le retour de la TVA à 5,5 % pour les livres numériques pourrait néanmoins arriver plus vite qu'on ne le pense. France 24 nous apprend que cette mesure, inscrite dans le projet de collectif budgétaire, pourrait être mise en application dès 2012. Il ne s'agit pas d'une promesse, mais d'un cap que souhaite tenir Aurélie Filippetti. "La question des prix de vente aux consommateurs après modification de la TVA sera centrale".

Et Bruxelles dans tout ça ? La France se prépare à un bras-de-fer avec la Commission européenne, qui interdit l'application de taux réduits sur les livres numériques au motif que ce sont des services. Une position contestée par la France." La France ne pourra pas intervenir directement dans ce contentieux, mais agira politiquement et fera entendre sa voix à Bruxelles, pour prévenir une grave atteinte à l'exception culturelle", a lancé la ministre.

"La France maintiendra et défendra sa position, car elle est dans la logique de l'avenir numérique des industries culturelles. Je fais remarquer que nous n'aurons plus, alors, que 2,5 points de différentiel avec le Luxembourg". Mais si le retour à la TVA à 5,5 % est une chose, sa répercussion sur le prix de vente d'un ouvrage en est une autre. Et Aurélie Filippetti sait que la tentation des éditeurs est grande de maintenir les tarifs au même niveau.

"En retour, je ne saurais trop vous inviter à répercuter la baisse du taux sur le prix de vos livres numériques", a-t-elle lancé. Ce serait alors un puissant levier pour dynamiser un secteur qui ne pèse aujourd'hui que 1,8 % de l'édition grand public.

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28 juin 2012

MegaUpload : la perquisition jugée illégale par la justice néo-zélandaise

Société 2.0 -

C'est une grande victoire pour Kim Dotcom. La justice néo-zélandaise a reconnu que la perquisition menée par les forces de police était illicite. Le mandat utilisé n'a en effet pas été suffisamment précis sur les infractions dont est accusé le fondateur de MegaUpload. Par ailleurs, la magistrate a demandé la restitution de toutes les données informatiques qui ne sont pas "pertinentes" pour la suite du procès.

L'affaire MegaUpload est en train de tourner au fiasco pour les États-Unis et la Nouvelle-Zélande, qui espéraient faire tomber sans difficulté tout l'édifice bâti par Kim Dotcom. Alors que toute la phase préliminaire semblait avoir été parfaitement préparée, il apparaît aujourd'hui au regard du jugement rendu par Helen Winkelmann que le dossier est entaché de plusieurs irrégularités.

À commencer par le mandat utilisé pour perquisitionner la propriété de Kim Dotcom. Selon TVNZ et le National Business Review, la magistrate néo-zélandaise a déclaré que l'acte pris par les autorités était illicite. Manifestement, certaines conditions de forme et de fond n'ont pas été respectées pour conduire cette opération, la rendant de fait illégale.

Plus exactement, Helen Winkelmann a jugé que le mandat utilisé dans le cadre de l'opération lancée début juin n'est pas suffisamment précis. Les délits qui sont reprochés à Kim Dotcom ne sont pas clairement mentionnés, rendant ledit acte beaucoup trop général. Un manque qui se retourne aujourd'hui contre la police, qui va devoir selon toute vraisemblance restituer les biens de Kim Dotcom.

Ce n'est pas la première fois que ce point en particulier est soulevé. D'autres éléments de la procédure fragilisent la perspective d'un procès, à l'image du refus de la restitution des vidéos montrant l'arrestation de Kim Dotcom ou une citation à comparaître dont la légalité est contestée. À croire que ce dossier a été géré avec une étonnante légèreté.

La magistrate ne s'est pas arrêtée au seul mandat. La presse néo-zélandaise souligne que l'envoi des données informatiques de Kim Dotcom à l'étranger était également illicite. Elle a en outre ordonné aux autorités locales la restitution de tous les contenus dupliqués par les forces de police néo-zélandaises qui ne sont pas "pertinents" pour le procès.

Cette distinction entre les contenus pertinents pour le procès et le reste sera effectuée par un spécialiste. Les éléments nécessaires au procès pourront toujours être retenus par les autorités. En outre, la magistrate a demandé au gouvernement néo-zélandais de demander aux USA de rendre aussi les informations récupérées lors du raid et qui ont été sorties du pays.

Néanmoins, Kim Dotctom est toujours sous le coup d'une demande d'extradition des États-Unis, qui veulent le juger pour infraction au droit d'auteur et blanchiment d'argent. Mais la récente décision rendue par la justice néo-zélandaise joue en faveur du fondateur de MegaUpload, dont les avocats s'efforcent aujourd'hui de lever toutes les charges retenues contre leur client.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

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26 juin 2012

Plus d'un agent Hadopi sur deux juge son fonctionnement injuste

Société 2.0 -

Les agents chargés d'assurer le fonctionnement de la Hadopi sont loin d'approuver complètement son fonctionnement. Plus de la moitié d'entre eux juge même que les règles de leur institution sont injustes. Mais le mécontentement interne ne devrait pas affecter la mise en œuvre de la riposte graduée.

Tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes au sein de la Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet (Hadopi). Les agents de cette autorité publique indépendante, dont la mission consiste essentiellement à dissuader le téléchargement illicite des oeuvres sur les réseaux P2P, sont même plutôt mécontents de la manière dont fonctionne la Hadopi.

C'est ce qui ressort d'une enquête interne menée auprès des salariés de l'institution, que le magazine Stratégies a obtenu et que le site Frenchweb relaie. Plus de la moitié des sondés, 56,5 % très exactement, estime que "les règles de fonctionnement de leur institution ne sont pas justes". 41 % jugent par ailleurs que "leur activité professionnelle actuelle est assez éprouvante".

Est-ce à dire qu'il y a un mouvement de révolte au sein de la Hadopi ? Loin de là. Le sondage, mené auprès de 44 employés (soit 77 % du personnel), montre que si la situation paraît se dégrader dans certains cas (un tiers des sondés assure que leur santé a chuté au cours des cinq derniers mois), dans l'ensemble les agents sont en général plutôt ou très satisfaits de leur situation.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

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